Bernard Brisé

7, rue Jean Raymond Guyon 33560 Carbon-Blanc

Tél. 05 56 38 18 40 / bernardbrise@netcourrier.com

Né le 25 novembre 1966 à Lormont (Gironde)

Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux (D.N.S.E.P.)

Lauréat du forum de la photographie en Gironde

Principales expositions :

Galerie des Voûtes Poyennes - Bordeaux

Château Génicart (expo collective avec le F.R.A.C. Aquitaine) - Lormont

Rencontres Photographiques Image/Imatge - Orthez

“Octobre de la Photographie” (Centre Culturel) - Agen

Galerie Porte 2a - Bordeaux

 Muséum d’Histoire Naturelle - Perpignan

Galerie du Médoc - Bordeaux

Galerie Bruno Delarue - Paris (expo collective)

Le Parvis - Scène Nationale - Tarbes

 « Opendoors openeyes » - Festival Novart - Bordeaux

Atelier Thierry Michelet - Bordeaux

Théâtre du Jardin de verre - Cholet (expo collective)

Galerie Art 9 - Paris (expo collective)

Galerie l’Androne - Saint-Emilion

Galerie François Mitterrand - Saint Seurin sur l’Isle (expo collective)

Galerie Le 5 - Ribérac

Espace des Chartrons - Bordeaux

Centre culturel François Mitterrand - Périgueux (expo collective)

Ouvrages monographiques :

“Apparences Immigrées” - Editions Le Festin (1998 - Bordeaux)

“Les filles du masque” - Editions Alternatives (2000 - Paris)

“Tombés des mains du soleil” - Editions L’Harmattan (2002 - Paris)

“Lieux d’ailleurs” - Editions Le Bord de L’Eau (2004 - Bordeaux)

Collections :

Fonds Départemental d’Art Contemporain de la Dordogne

Artothèque du Conseil Général de la Gironde

Le Parvis - Scène Nationale – Tarbes

Fonds artistique de différentes communes de Gironde

Collections privées

Lieux transfigurés (2001-2005)

Confondre les unités de temps et d’espace, créer des interférences entre le proche et le lointain, telle est ma définition d’un jeu photographique visant à fabriquer un univers visuel sans frontières. Je cherche à provoquer une collision entre le limitrophe et l’éloigné, le singulier et le stéréotype, entre mon vécu et mon imaginaire. Ainsi, je peins, colle, gratte, scarifie le négatif afin de m’approprier un peu plus « le réel » dans le but de rendre l’image initiale moins lisse, moins mimétique. Je n’ambitionne pas de tromper le spectateur par de judicieux effets d’optique ou de savants montages, au contraire, le procédé du simulacre demeure suffisamment visible pour bien révéler l’hybridation. En cela, la matière quasi organique du négatif argentique, par les effets de transparence et d’opacité qu’elle offre, s’avère plus riche et plus adaptée que l’imagerie numérique. Le «métissage photographique » s’exprime par l’assemblage de différents fragments de clichés réalisés dans des lieux et à des moments distincts, en une nouvelle photographie composite mais originale, virtuelle mais ayant sa propre histoire : deux ou trois images ne forment, après montage et collage, souvent plus qu’une seule.

Les plages rencontrent les lieux voués à la démolition ou au réaménagement, d’exotiques paysages tapissent les murs ou les façades, les bords de fleuves abreuvent les friches d’usines désaffectées, des lignes et des formes géométriques s’interposent ou complètent une perspective illusoire… Parallèlement, de vieilles bâtisses bourgeoises s’ouvrent par des fenêtres réelles ou imaginaires, le plus souvent par de simples trous dans les murs, sur des usines/machines qui suggèrent la productivité, l’industrialisation et la souffrance…

Ces sites dépouillés de vie sont paradoxalement impressionnants de présence, ils répondent comme un écho dans une supposée relation de cause à effet : les « machine » ne seraient-elles pas le symbole de la fin d’une époque ? Modernisation, mécanisation, standardisation à outrance… comme si ces intérieurs abiotiques n’en étaient finalement que le résultat.

Dans ce travail, les lieux abandonnés évoquent la présence passée de l’homme, comme si la nature, aujourd’hui trop souvent bafouée, reprenait enfin ses droits.