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Kadia Sow
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Photographe au journal Sud Quotidien.
Kadia Sow vient d’exposer ses photos sur le thème de "Dakar étouffe". Elle montre des clichés qui parlent d'eux-mêmes et décrivent la capitale du Sénégal dans tout son désordre.
A Dakar, on ne présente plus cette jeune dame du photojournalisme sénégalais. Tous les Sénégalais, sans exception sont interpellés par ses photos depuis dix ans.
Jeune fille, elle est amoureuse de la photographie dés 1992. Elle avait choisi d'en faire son métier au moment où il n’y avait pas beaucoup de femmes dans le milieu. Le regretté Jacques Bugnicourt, alors Secrétaire Exécutif de l'Ong Enda-Tiers Monde, la prend sous son aile protectrice pour lui faire découvrir l'autre côté de la photographie. Pas les beaux visages de jeunes dames aux allures de starlettes, mais son cadre de vie, son environnement social et naturel.
Dès 1997, la jeune Kadia Sow effectue des reportages centrés sur thèmes sociaux urbains. Ses reportages se sont enchaînés sur des thèmes socio urbains touchant les plus déshérités.
En 1997, elle présente ses premières photographies au Centre culturel Blaise Senghor.
Pour son baptême de feu Kadia SOW avait porté son objectif sur « 1'enfance déshéritée »et les petits métiers qui envahissent les rues de Dakar. Les mêmes photographies sont présentées, la même année, aux deuxièmes rencontres internationales de Bamako.
Attendrie et séduite par le travail des femmes qui se débrouillent au quotidien, elle leur consacre sa seconde exposition la même année. En 1997, l'exposition « Femmes débrouillardes" lui a permis d'être la lauréate de Voix Off du festival des rencontres internationales d'Arles, en France.
L'année suivante, elle promène son objectif sur les coins et les recoins de la grande décharge de Mbeubeusse : « L’espoir des recycleurs » qui y tirent leurs moyens de subsistance. Une série de photos qu'elle va présenter au Centre culturel français de Dakar.
La jeune fille n'aime pas rester les bras croisés ; elle a les fourmis aux pieds pour sensibiliser ses compatriotes sur des sujets sensibles.
"La mer en périr est sa quatrième création photographique est classée deuxième au concours photos intitulée "Protégeons l'océan", organisé alors par l'Unesco.
En 2004, elle occupe l'espace de la galerie Atiss. Plus qu'une exposition, Kadia tirait la sonnette d'alarme. Ses photos montraient au public l'agression dont était l'objet la « Si belle baie » de Hann ; une si belle baie devenue une mare d'immondices.
Ses épreuves font mouche pour nous faire découvrir, ça et là, des coins de beauté ou de scories : En réalité, l’environnement sénégalais est tel quel.
En 2006, elle offre un zoom sur la ville de Dakar. Ce n’est pas toujours beau à voir. La capitale sénégalaise avec ses embouteillages, ses encombrements créés par les marchands, l’indiscipline de ses résidents etc. Des photos qui illustrent parfaitement l'anarchie qui règne à Dakar, une ville qui souffre.
A travers cette dernière exposition, elle entend lancer un message à toutes les composantes de la société sénégalaise. « L'Etat doit prendre des dispositions pour rendre la ville propre, Mais il ne peut pas tout faire à lui seul, chaque citoyen doit prendre ses responsabilités dans la propreté de la ville, car c'est ensemble que nous devons garder propre et accueillante notre capitale» affirme t’elle.
Kadia Sow, avec ses photos, parle beaucoup plus que ne le feraient les mots. Son oeuvre interpelle sa société et ses représentants
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Tiré de l’article de A.S.G. de 2 Hebdomadaires « Le Témoin » n° 795 et 796 du 24 au 06 février 2006
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"Gorée, symbole de l'esclavage"
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