association du coup d'oeil sur l'image.

Qui de l'oeuf ou de la poule?


Accueil - L'association - Agenda - Les Photographicofolies - Le photo club - Liens utiles - Des photographes

Jean Louis Duzert


Jean-Louis Duzert est né à Villenave d'Ornon en 1950.

Après avoir fait des études de photographie à Orthez et ses classes comme photographe dans la marine, il est photographe ministériel à Paris, puis rejoint le journal Sud-Ouest, en tant que photojournaliste, où il poursuit, de 1973 à 2010, sa carrière.

Parallèlement à son métier, Jean-Louis Duzert explore en auteur-photographe les univers qui le passionnent. Les superbes photographies qu'il réalise sont ensuite publiées sous forme d'expositions et de livres. Parmi elles, citons une Ballade landaise avec Bernard Manciet, La France tranquille de François Mitterrand avec Dominique Jamet, Autour de Latché, Popelin de la tauromachie, Les marchés de France avec Robert Doisneau, Arte Flamenco (festival de Mont de Marsan), Flamenco flamme (festival de Nîmes), Prohibido el Cante (centre d'art contemporain de Seville), Alborea (revue de l’agence andalouse du flamenco), mais aussi de nombreux livres sur le vin (Pomerol, Médoc, Saint-Emilion) et les chasses (la palombe).

Au rang des expositions de Jean-Louis Duzert, mentionnons celles ayant trait au Flamenco (Séville, Jerez, Lébrija, Madrid, Mont de Marsan, Nîmes, Béziers, Paris, Bordeaux, Biarritz, etc), à la Tauromachie (Vic-Fezensac, Mont de Marsan, Dax, Bayonne etc), aux Traditions (Bordeaux, Mont de Marsan, Parc régional des landes Gascogne), au Surf (Hossegor, Biarritz). Ses photographies firent également l'objet de projections à la Maison Carrée de Nimes, et à Lausane dans le cadre du festival international  de la musique.

Jean-Louis Duzert est le photographe officiel de l'Orchestre de Pau Pays de l'Adour, et du festival flamenco de Nîmes. A l'automne 2010, il a donné une importante conférence sur la photo dans le flamenco à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

"Ma Balada Flamenca "




«  J'ai découvert le flamenco à travers le premier festival d’Arte Flamenco, organisé par le Conseil Général des Landes à Mont de Marsan en 1989. Très vite, à travers le festival Arte Flamenco que j'ai suivi d'année en année, j'ai approché un univers qui frappait ma sensibilité de photographe. J'étais certes spécialiste de la photo de presse, mais j'avais commencé mon métier en qualité de portraitiste : j'ai aussitôt ciblé l'expression, la gestuelle et le mouvement. Je travaille sur le flamenco comme sur le rugby ou la tauromachie : des photos très serrées, qui font saillir les détails des artistes – mains, pieds, visages...
Ce peuple, souvent poussé au nomadisme, exprime par le chant de cruelles blessures. Les expressions dures des cantaores, leurs mimiques quasi-tragiques, m’inspirent des images puissantes. Les complaintes, souvent émanées de scènes de la vie et d’histoires familiales, donnent à mes portraits une intensité dramatique. L’occasion m’est fournie, grâce aux organisateurs du festival, de rencontrer les plus grands : la famille Penini, Pedro Bacan, Ines Pena, la Pepa de  benito, Inès Bacan, Miguel Funi...  La danse vient rapidement se placer sous mon objectif :  Cristina Hoyos et sa Compagnie m’offrent des images d’un rare esthétisme, et me font pénétrer plus profondément dans le monde du duende.
Arte Flamenco et l’année 1990 m’invitent à d’autres grandes rencontres : Fosforito, Paco de Lucia, la Famille Fernandez, jusqu’ à la fameuse nuit  consacrée à Camaron de la Isla… Attendu par son public jusque tard  dans la nuit, il procure à tous, et à moi en particulier, une émotion intense. Derrière l’objectif, j’ai les yeux noyés de larmes. Si ce concert démentiel a marqué les esprits et la légende du Festival, il fait aussi naître une œuvre qui fera référence :¨les mains de Camaron¨. Cette fameuse nuit de Camaron, à Mont de Marsan, a laissé son imprimatur sur la suite de mon travail. Son récit ouvrira le livre, ainsi qu’ il a « ouvert » mon itinéraire.
Mes photographies ont été prises, pour l'essentiel, au cours des différents spectacles auxquels j'assistai. Par la suite, j'ai rencontré les flamencos dans leur milieu naturel, notamment en Andalousie, dans leur pueblo. J'y suis allé maintes et maintes fois pour apprivoiser ce monde fascinant. Les flamencos, les familles, m'ont finalement adopté.            Mon paseo me conduit de Séville à Utrera, de Lebrira à Jerez, de Cadiz à Huelva , de ferias en fiestas. La matière est dense ; elle me fournit l’occasion d’engranger nombre de clichés. Le monde du flamenco a, dès les débuts, apprécié mon approche. Dès 1990, Mont de Marsan me demandait de réaliser une exposition. De nombreuses autres expositions ont suivi, à Nîmes, Séville (biennale 1994), Jerez (centre andalou), Lebrija, Biarritz, Béziers...
Aujourd’hui, ceux qui ont facilité mes premiers pas continuent à me soutenir. Leur regard attentif, parfois critique, est toujours juste. Ils sont mes compagnons discrets, sur la route du flamenco, et notre itinéraire photographique ne les oubliera pas. Ils suivent avec moi et la famille flamenca ce sentier poétique et sans fin qu’il me plait à nommer :  ma balada flamenca.